Eh bien voilà, je les ai vus dimanche 8 juillet, enfin presque. Oui, je dis bien presque, parce qu'à part deux têtes qui bougent au-dessus des platines, on voit pas grand chose des Chemical Brothers. Et pourtant cette soirée fut fort agréable, si ce n'est plus.
Ca partait pas très bien pour la soirée. Ayant acheté les billets 5 mois à l'avance (alors qu'au final la salle n'était pas comble) et des tas de choses en tête, j'en avais oublié la date de l'événement... Pas préparé, pas franchement motivé, un nouvel album que j'allais découvrir en live sans préambule, et la route pour Spinal qui m'attendait à l'issue...
C'est donc en espérant un concert pas trop longuet que j'arrive avec ma frangine au Rockhal. Sur place, un DJ au nom anecdotique chauffe les gens attendant déjà devant la scène. Aussi choisissons-nous, afin de nous intégrer le moins possible à cette troupe autochtone, de nous poser à côté de la régie son au fond de la salle, choix qui se révélera judicieux pour apprécier le spectacle.
A l'heure annoncée, la session du DJ est relayée
en moins d'une minute par le duo de choc, et annonce la ou plutôt les couleurs. En même temps qu'un son énorme, on découvre un écran géant derrière la scène, qui vu l'intérêt visuel de deux geeks sur des platines, paraissait légitime.
Le concert commence avec Galvanize, musique pseudo-orientale qui personnellement me laisse froid, mais dans le contexte prend un certain charme avec des animations sympathiques, notamment des poings levés jaillissant dans des bulles bleues. Synchro à mort en plus !
Et ça sera comme ça tout le long, son et image ne feront plus qu'un. S'ensuit des boules de couleur tournant un peu partout, des effets d'égaliseur graphique sur "Hey Boy Hey Girl", des rayons laser sur "Star Guitar" (vous savez, le fameux clip filmé depuis un wagon), des cathédrales en 3D, des explosions de boules de peinture au ralenti (splendide), des faux jouets-robots en carton marchant au pas, des silhouettes qui dansent sur "Out of Control"... Quelques références aux deux premiers albums, quoiqu'un peu insuffisantes, me feront oublier pour de bon, à moi, grand amateur de la première heure, mon manque de motivation. Et les nouvelles musiques sont très efficaces, dont l'une, avec des silhouettes de femmes tournant doucement à l'écran sur fond de nuages et papillons, semble avoir pour ambition de vous rendre heureux, tout simplement. J'avais beau être entouré de luxembourgeois, j'avais un grand sourire aux lèvres.
Bref, c'était un spectacle bien agréable d'environ 1h45. Et même si assister à un concert à base de pistes (re)mixées frustre un peu, on sort avec une bonne dose de baume au coeur.